DAL : exploitation médiatique ?

L’association Droit Au Logement (DAL) dénonce des «brutalités» et «une expulsion particulièrement violente» lors d’une évacuation à La Courneuve le 21 juillet, après la diffusion d’une vidéo.

Le DAL assure qu’une femme a reçu cinq jours d’incapacité totale de travail, alors que la préfecture affirme elle qu’il n’y a pas eu de blessés.

Le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud, dénonce des «violences policières». «D’habitude, ça ne va pas jusque là; il y a une aggravation», dit-il. «Installer un policier (le préfet Christian Lambert, ancien chef du Raid) à la préfecture est une mauvaise réponse à la crise du logement que nous traversons», estime-t-il. Selon la préfecture, l’évacuation «s’est faite selon la procédure légale et les règles d’usage», et «dans de relatives bonnes conditions». Elle affirme qu’il y a eu trois sommations aux personnes pour qu’elles partent.

Personnellement, je suis plutôt favorable à l’occupation des logements inoccupés… mais le détournement de cette vidéo où les forces de l’ordre font, selon moi, très bien leur travail souligne à quel point il peut y avoir une exploitation médiatique malsaine sur des sujets sérieux…

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Nouvelle version du simulateur à venir !

Je suis actuellement en train de re-travailler le simulateur en profondeur pour le rendre plus léger, plus efficace, plus rapide, plus simple à mettre à jour et surtout pour désormais tenir compte des oraux !

Cela va me prendre de nombreuses heures de travail, donc si vous avez des suggestions à faire, n’hésitez pas à le faire maintenant !

Pour suivre l’avancement du travail, c’est ici

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« Carnets de guerre » de WikiLeaks : les États-Unis répondent

  • Retrouver les sources

Les États-Unis se donnent beaucoup de mal pour retrouver les sources de WikiLeaks. Bradley Manning, un analyste du renseignement, a récemment été inculpé. Douze chefs d’inculpation ont été retenus contre ce soldat de 22 ans, soupçonné d’avoir remis au site la, désormais célèbre, vidéo d’une bavure de l’armée américaine en Irak en 2007.

Si l’on en croit le Wall Street Journal, Bradley Manning serait retenu au Koweït et serait également accusé d’être la source de WikiLeaks pour ces « carnets de guerre » et ce, même si une enquête criminelle a été ouverte formellement par l’armée de terre ce mardi. Ceci dit, Julien Assange, le porte-parole de WikiLeaks (dont, je le rappelle, les avocats lui conseillent de ne pas aller sur le sol américain et de rester cacher le plus possible) a démenti que l’analyste soit sa source.

En fait, comme le note le site Motherjones : « Les Sigacts ["significant activity reports", soit la plupart des 91.000 fichiers de routine révélés dimanche] sont théoriquement disponibles pour quiconque dispose – en Irak, en Afghanistan, ou dans la base de Tampa, en Floride – d’un accès à l’intranet le plus basique de l’appareil militaire pour les données sensibles, le «Secret Internet Protocol Router Network» (SIPRNet). Des milliers de personnes dans des centaines d’endroits auraient pu lire ces rapports, et pourraient être la source de WikiLeaks. »

Les responsables de WikiLeaks indiquent quant à eux que toutes les précautions sont prises pour garantir l’anonymat et la sécurité de leurs sources. Le site, dont les serveurs sont basés en Suède et en Belgique, utilise notamment un réseau mondial décentralisé de routeurs (Tor), censé protéger la confidentialité des données.

A propos du réseau Tor : son existence est sujet à polémique car certains anonymats sont moins défendables que d’autres. Si la communauté Tor fait en effet valoir que les délinquants utilisent déjà d’autres techniques, et qu’en outre, pour certains échanges, la condition d’anonymat est primordiale : journalistes, réseaux militants, etc., il reste que l’on ne saurait ignorer le risque que des actes illicites soient, à l’aide de Tor, commis sans qu’aucune archive ne permette d’identifier les éventuels auteurs d’infractions. On qualifie donc parfois ces systèmes de « réseaux d’impunité », les nœuds étant localisés dans le monde entier, alors même qu’une législation à l’échelle d’un seul pays est déjà difficile à mettre en œuvre. Cela serait ici un des sujets abordés par le projet islandais IMMI.

  • Nouvelle stratégie ?

Sur le Pakistan : les «carnets de guerre» décrivent une entente entre les services de renseignement pakistanais (l’ISI), et les insurgés talibans en Afghanistan. Ceci dit, l’administration Obama, soucieuse de ne pas se brouiller avec Islamabad, fustige des «rapports périmés». D’autres personnes voient là au contraire la confirmation de doutes à propos de l’ISI. Cela permettra même à Washington de mettre davantage la pression sur le Pakistan.

Sur la stratégie afghane d’Obama : c’est le principal argument de l’administration démocrate : les 91.000 fichiers portent sur la période 2004-fin 2009. Or, la nouvelle stratégie d’Obama pour l’Afghanistan date de décembre 2009. Les problèmes pointés par les «carnets de guerre», ne seraient donc plus d’actualité. Si le nombre de pertes civiles est effectivement en baisse depuis le début de l’année et que les relations avec le Pakistan se sont améliorées, les troupes de la coalition n’ont jamais été touchées aussi durement: 400 hommes en moins de huit mois, selon le site icasualties.

L’avenir : la Chambre des représentants doit se prononcer cette semaine sur un projet de budget supplémentaire 2010 pour financer les renforts américains en Afghanistan.

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L’IMMI adoptée

Pour plus d’informations sur ce qu’est l’IMMI, voir cet article.

Le 16 juin dernier, le parlement islandais a adopté à l’unanimité la proposition engageant le gouvernement islandais à introduire un nouveau système juridique pour protéger et renforcer la liberté d’expression et la circulation d’informations en Islande et partout dans le monde. Le vote à l’unanimité comprend également tous les membres du gouvernement.

Birgitta Jonsdottir, porte-parole de la proposition IMMI au parlement a ajouté : « l’Islande deviendra l’inverse d’un paradis fiscal : en offrant aux journalistes et éditeurs les meilleures protections pour la libre expression et le journalisme d’investigation dans le monde. Les paradis fiscaux veulent tout rendre opaque. Notre but est de tout rendre transparent ».

Points clés de la proposition :

  • Prix islandais de la liberté d’expression
  • Protection contre la diffamation extra-territoriale et autres abus juridiques
  • Protection des intermédiaires (fournisseurs de services internet)
  • Protection des sources
  • Protection des communications entre sources et journalistes
  • Traité de la liberté d’expression moderne
  • Protection des processus de publication
  • Limitations sur la responsabilité de publication

De par la complexité des changements législatifs requis, les textes législatifs complets ne passeront pas au parlement au même moment : au moins 13 lois doivent être changées et améliorées pour 4 ministères différents. Le ministère de l’éducation, des sciences et de la culture aura la responsabilité de la mise en place de ces lois.

Le temps estimé pour voir apparaitre la totalité de l’IMMI dans les textes de lois islandais est d’environ 1 an. Les créateurs de l’IMMI espèrent que les étapes que va suivre l’Islande pour construire un paradis de la liberté d’information et d’expression inspireront d’autres pays pour suivre l’exemple. Cela serait l’occasion de renforcer leurs propres lois en faveur d’une pierre angulaire à la base des démocraties et de contrecarrer la tendance actuelle qui restreint la liberté d’expression, le harcèlement juridique et la destruction de preuves et d’enregistrements.

Cette proposition fait suite à une collaboration internationale de juristes et d’organisations telle que WikiLeaks, qui a une vision claire à propos de la réalité actuelle dans les affaires de liberté d’expression partout dans le monde.

L’IMMI est basée sur le changement du concept des paradis fiscaux au plus profond niveau. Au lieu de faire un effort pour jouer sur les lois internationales partout dans le monde dans le but de protéger la corruption et les crimes du monde de la finance, l’IMMI fait un effort pour avoir la meilleure transparence possible dans sa législation et ainsi créer une forteresse pour les journalistes d’investigation, les éditeurs internet, les organismes de surveillance et le public.

Le large soutien apporté à l’IMMI souligne le besoin d’un solide environnement qui encourage un meilleur journalisme et des activités transparentes partout dans le monde. Les échanges d’informations n’ont pas de frontières et beaucoup de médias basculent vers l’internet. C’est pourquoi le temps est venu pour un système législatif moderne qui peut promouvoir et défendre mondialement la liberté d’expression en théorie tout comme en pratique.

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L’ISI, pilier de l’insurrection afghane

Cet article fait suite à cet article et est inspiré d’un article du New York Times.

Les forces américaines suspectent sérieusement et depuis un moment les services secrets pakistanais (ISI) de guider dans l’ombre l’insurrection afghane même si le Pakistan reçoit plus d’un milliard de dollars par an de Washington pour son aide dans le combat contre les rebelles talibans (information tirée des documents publiés par WikiLeaks).

Les documents rendus publiques par WikiLeaks montrent que le Pakistan, allié reconnu des États-Unis, permet à de hauts représentants de l’ISI de rencontrer les talibans lors de réunions stratégiques pour organiser les réseaux de rebelles combattant contre les forces américaines et même pour aider à l’assassinat de leaders afghans.

Nombre de ces informations ne peuvent être vérifiées et viennent probablement de sources afghanes qui considèrent le Pakistan comme un ennemi. Certaines attaques sont décrites alors qu’elles n’apparaissent pas comme avoir eu lieu. Cependant, beaucoup de ces rapports viennent de sources que l’armée américaine juge elle-même comme étant des sources fiables.

Les rapports suggèrent que l’armée pakistanaise joue un double jeu : l’ISI répond à certaines demandes de coopération de la part des américains tout en essayant d’étendre son influence en Afghanistan en aidant les réseaux d’insurgés à combattre les américains.

Plusieurs membres du congrès américain prétendent que malgré des demandes répétées au fil des ans pour avoir des informations à propos de l’aide du Pakistan aux insurgés, ils se sont vus répondre par de vagues et non concluants briefings de la part du Pentagone et de la CIA.

De telles accusations sont habituellement vigoureusement démenties par l’armée pakistanaise. Un porte-parole de l’ISI a annoncé dimanche qu’il n’y aurait pas de commentaire tant que les documents ne seront pas étudiés. L’ambassadeur pakistanais aux États-Unis, Husain Haqqani, a dit que « les documents publiés par WikiLeaks ne reflètent pas la réalité actuelle sur le terrain ».

Les officiels américains ont rarement publié des preuves sur des liens directs entre l’ISI et des attaques majeures. Mais en juillet 2008, Stephen R. Kappes de la CIA, confronta les officiels pakistanais à des preuves montrant que l’ISI a participé à l’attaque suicide meurtrière contre l’ambassade indienne à Kaboul.

Un des rapports publiés par WikiLeaks montre que les services secrets polonais avaient averti d’une attaque majeure contre l’ambassade indienne une semaine avant l’attentat. L’ISI n’était pas nommé dans ce rapport.

Un autre rapport daté d’août 2008 identifie un colonel de l’ISI en contact avec un haut responsable taliban pour l’assassinat du président afghan Hamid Karzai. Le rapport dit qu’il n’y a pas d’informations à propos de la date et des moyens mis en œuvre.

Le lieutenant général Hamid Gul dirigea l’ISI entre 1987 et 1989, une période durant laquelle les services secrets pakistanais et la CIA joignaient leurs forces pour aider les rebelles afghans qui combattaient l’armée soviétique en Afghanistan. Après l’arrêt des combats, il conserva tous ses contacts qui sont probablement devenus talibans.

Plus de 20 ans plus tard, il apparait que le général Gul est toujours en activité. Les documents indiquent qu’il a travaillé sans relâche pour réactiver ses anciens réseaux, employant des hommes comme Jaluluddin Haqqani et Gulbuddin Hekmatyar dont les réseaux de milliers de combattants sont responsables de nombreuses vagues de violence en Afghanistan.

Le général GUL est mentionné tellement de fois dans les rapports qu’il est impensable que l’ISI et l’armée pakistanaise actuelle ne puissent pas être au courant d’au moins quelques unes de ses activités.

Par exemple, un des rapport explique que Gul rencontra un groupe de militants à Wana, la capitale du Sud Waziristan en janvier 2009. Là-bas, il rencontra trois commandants insurgés afghans et trois arabes présentés comme des responsables d’Al Qaeda de par « l’important contingent de sécurité qui était avec eux ».

La rencontre est présentée comme une mise au point pour venger la mort de « Zamarai », nom de guerre de Osama al-Kini qui a été tué quelques jours auparavant par une attaque de drone menée par la CIA. Mr. Kini a dirigé des opérations d’Al Quaeda au Pakistan et a supervisé plusieurs des plus meurtrières attaques dans ce pays.

Plusieurs rapports décrivent comment d’actuels dirigeants de l’ISI, y compris le général Gul, visitent les madrasas près de la ville de Peshawar pour recruter des kamikazes, pour organiser des réseaux de combattants contre les troupes américaines ou pour préparer l’assassinat de leaders afghans.

Pour plus de détails et de compléments, lire l’article du New York Times.

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