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Nicolas Sarkozy n’aime pas qu’on lui dise non depuis qu’il est président. Ainsi lorsque Rama Yade, secrétaire d’État des Droits de l’homme décline la proposition de mener la liste UMP européenne en Ile-de-France, un dirigeant du parti pronostique qu’elle « va le payer en végétant longtemps là où elle est ». De même, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, n’hésite pas à affronter le président.
Depuis le 10 décembre dernier, le camp des rebelles de l’UMP compte un nouveau membre. En effet, François Baroin s’est opposé avec force à la nomination du PDG de France Télévisions par le chef de l’Etat. Depuis, certains élus se montrent plus indépendants du sommet de l’Etat. Enfin, Dominique De Villepin, souspçonné d’avoir participé à une machination visant à destabiliser Nicolas Sarkozy avant son élection, devra répondre de ses actes devant la justice : le président a prévenu : « plutôt crever que retirer ma plainte ! ».
Bref, l’hégémonie du président au sein de l’UMP s’estompe et ce n’est pas plus mal : l’unité ne doit pas empêcher le débat.

