A partir du 1er janvier prochain, la République tchèque va succéder à la France pour la présidence de l’Union Européenne. Et bah… c’est pas gagné ! Le chef de l’État se dit « dissident européen » et le Premier ministre est très septique concernant l’Union. Il est donc certain que cette nouvelle présidence va trancher avec celle tenue (avec succès ?) par le France. Succès, succès ? De quoi parle-t-il ? Enfin, oui, tout de même ! Ne soyons pas de mauvaise foi… le présidence française s’est bien passée avec des avancées incontestables même s’il reste, et qu’il restera toujours, du travail.
Pour revenir à Prague, il faut dire qu’à Bruxelles, on n’est pas particulièrement emballé par le semestre à venir. Crise géorgienne, crise économique : la République tchèque n’a pas loupé une occasion de donner un avis tranché par rapport à ses camarades. Pour dire, le président, Vaclav Klaus, n’est pas « chaud » à l’idée de mettre sur le toit du château de Prague le drapeau de l’Union Européenne. Enfin ce pays n’a toujours pas ratifié le traité de Lisbonne dont la mise en œuvre reste figée temporairement par le non irlandais. Que Bruxelles se console, le ministre des Affaires étrangères tchèque, Karel Schwarzenberg, est particulièrement en bonne place dans les sondages et est un européen convaincu.
Pour le prochain semestre donc, trois priorités : l’économie, l’énergie et les rapports entre l’Europe et le reste du monde. « Poursuivre les réformes libérales du budget et des politiques de l’Union Européenne et, en particulier, de la politique agricole commune », précise Mirek Topolanek, le Premier ministre. Mais 2009 sera une année mouvementée pour l’Union avec les préparatifs des élections européennes en juin et la désignation du président de la prochaine Commission européenne en juillet. Enfin, il faudra se garder de vexer les irlandais qui doivent à nouveau se prononcer sur le traité de Lisbonne…

