De la nature bestiale de l’homme

Lors d’une discussion récente avec un ami, on a discuté sur l’origine de la nature bestiale qu’il peut y avoir chez les hommes. Il a fait une proposition intéressante qui mérite d’être partagée et débattue. Tout d’abord, j’entends par « nature bestiale » le comportement d’un nombre non négligeable d’hommes envers d’autres individus de la même espèce, ou même d’espèces différentes (comportement sur les animaux) : je pense ainsi à la torture, le meurtre, la méchanceté gratuite, la guerre, la barbarie, etc.

Avant d’en venir à la suggestion de mon ami, je vous propose de revenir sur quelques définitions dans le contexte qui nous intéresse :

  • Homme : être appartenant à l’espèce animale la plus développée, sans considération de sexe.
  • Bête : être appartenant au règne animal autre que l’homme.
  • Bestial : qui fait ressembler l’homme à l’animal par ses penchants moraux, son manque de spiritualité.

Voilà pour commencer. Selon la théorie de l’évolution développée par Darwin et à laquelle j’adhère, l’homme est donc l’espèce animal la plus évoluée. Et si on a l’habitude de ne pas se considérer comme des animaux, c’est parce qu’on a quelque chose de plus : nous avons des capacités intellectuelles bien plus développées nous permettant d’en être où nous sommes aujourd’hui. D’ailleurs, autour du mot « homme », on a fait fleurir bon nombre d’autres mots pour témoigner de cette différence vis-à-vis des animaux (au sens courant) :

  • Humain : qui est sensible à la pitié, qui fait preuve d’indulgence, de compréhension envers les autres hommes.
  • Humaniste : philosophe qui, considérant l’homme comme la mesure de toute chose, cherche à l’épanouir en prônant le développement des facultés proprement humaines.
  • Humanité : bonté, bienveillance de l’homme pour ses semblables.

Pourtant on trouve une quantité importante d’hommes, au sens de la définition donnée, qui ne sont absolument pas humains, humanistes ou doués d’humanité. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à penser que l’homme naissait profondément égoïste et que cet égoïsme est source du comportement bestial d’un bon nombre d’hommes. Mais après discussion et réflexion, il s’avère qu’il y a une autre explication possible. Le caractère humain/humaniste serait le résultat de la poursuite de l’évolution de l’espèce des hominidés. Il y aurait ainsi deux « espèces » d’hommes : d’un côté des hommes qui possèdent encore des instincts bestiaux et de l’autre des hommes qui sont à un stade au-dessus et qui sont humains : des hommes qui ne voient pas l’intérêt de s’entretuer, de se faire la guerre, de chercher à être le plus puissant en écrasant les autres, etc.

Le mélange de ces deux espèces nous fait arriver à la situation actuelle car il est certain que les deux espèces cohabitent depuis un bon moment. Seulement dans la théorie de l’évolution, il y a des espèces qui disparaissent et il n’est donc pas gagné que l’espèce des humains (et non des hommes) survive de même qu’il n’est pas certain que l’espèce des hommes aux instincts bestiaux disparaisse. D’ailleurs j’ai même tendance à penser, qu’en cette période délicate, l’espèce des humains ne soit pas en position de force.

Cela peut paraître bizarre, voir même répugnant, de parler des hommes de la sorte. On pourrait même faire un parallèle avec des discours racistes qu’Adolf Hitler a tenu dans d’autres circonstances (qui ne sont on ne peut plus regrettables). Mais je pense qu’il y a une distinction importante à faire entre espèce et race et que mes propos sont totalement différents.

  • Espèce : ensemble d’êtres vivants possédant des caractères anatomiques, morphologiques et physiologiques communs, qui reproduisent entre eux des êtres semblables et également féconds.
  • Race : subdivision de l’espèce fondée sur des caractères physiques héréditaires, représentée par une population.

Ainsi, je ne parle en aucun cas de caractéristiques physiques. Je dis juste qu’il y a deux espèces d’hommes : l’une qui possède des instincts bestiaux l’amenant à faire du mal à d’autres individus et une autre espèce fait preuve d’indulgence et de compréhension envers les autres hommes (d’un côté les cons si vous préférez, et de l’autre des êtres humains). Les termes employés sont peut-être à la limite de la ligne qu’il ne faut pas franchir, mais en attendant je trouve ça absolument pas con. Bien entendu il faut d’abord adhérer à la théorie de l’évolution pour pouvoir porter crédit à cette idée. Mais si c’est votre cas, je trouve ça intéressant d’imaginer des hommes qui sont véritablement passés au-dessus du stade animal (au sens bestial) pour devenir humains (au sens humaniste). Disons que cette vision des choses est moins noire que celle qui consiste à considérer les hommes comme profondément égoïstes et incapables d’agir avec désintéressement.

N’hésitez pas à réagir sur cette proposition d’explication, c’est un sujet récurrent qui m’intéresse particulièrement tout comme votre point de vue.

À propos de Pierre Villard

--- http://www.ange-noir.fr/a-propos/
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14 réponses à De la nature bestiale de l’homme

  1. MacGregor dit :

    Je trouve cette rélexion très intéressante aussi mais j’ai peur que la distinction de deux « espèces » ne puissent servir d’excuse à ceux qui seraient inclus dans la catégorie des non-humains pour perpétrer leur actions malveillantes à l’égard de l’Humanité. Ce serait un peu comme reconnaitre une différence génétique entre les deux catégories décrites, car il faut bien que la différence vienne de quelque part si différence il y a.
    Je sui d’accord avec toi pour dire que ce débat conduit à des propositions à la limite du corret et même de l’acceptable pour la plupart des gens; c’est pourquoi il est difficile de faire avancer cette question, tant sur le plan philosophique, que sur le plan scientifique (Darwinisme oblige).
    J’aimerais aussi avoir de nombreux avis différents à propos de cet article, vu la gravité de la problématique, cela me parait indispensable!

  2. Oui et c’est là où cette proposition vacille dans sa construction. Distinguer deux espèces serait amener des raisons scientifiques à cela telle que la génétique ce qui serait, même pour un déterministe, dérangeant. Et puis, comme tu dis, d’un point de vue éthique, cela pourrait servir d’excuse.

    C’est clair que les propos peuvent être mal interprétés d’où ma mise en garde. Mais disons que je trouve intéressante l’idée de considérer une partie des hommes qui sont « passés à l’étape supérieure » en devenant humanistes, humains. Cette distinction ne se ferait pas obligatoirement à la naissance et donc génétiquement mais pourrait être le fruit d’un apprentissage [cela reviendrait dans des conceptions plus traditionnelles]. Bref c’est la distinction en elle-même et le fait que certains conserveraient des « instincts animaux » que je trouvais intéressante.

    D’autres avis ?

  3. aNyFuTuRe dit :

    J’ai plusieurs remarques à faire a propos de réflexion que tu tiens sur « de l’origine de la différence des comportements au sein l’espèce humaine » (un petit clin d’oeil a Rousseau en passant ! )
    Tout d’abord première remarque : Le point de vue darwinien de l’évolution n’est certainement pas anthropocentrique comme tu le dis (c.f « Selon la théorie de l’évolution développée par Darwin et à laquelle j’adhère, l’homme est donc l’espèce animal la plus évoluée »), l’homme n’est pas l’espèce la plus aboutie sur terre en ce sens que l’évolution n’introduit aucunement un jugement de valeur sur telle ou telle espèce. En effet, elle stipule simplement qu’au sein de la biosphère, les espèce qui perdurent sont celles qui s’adaptent le mieux a leur environnement (c’est la sélection naturelle, corroboré d’ailleurs par la génétique).
    Un contre exemple classique pour dire que l’homme n’est pas une espèce plus « avancée » que les autres, c’est quelle a le pouvoir de les détruire sans raison apparente… Or, toute autre espèce est régie par des instincts primaux adaptés aux besoins primaux tels que la reproduction (notion fondamentale dans la selection naturelle) ou le besoin de nourriture et l’homme n’y coupe d’ailleurs pas.

    Cependant, l’absence de jugement de valeur n’implique pas que nous ne puissions établir les différences qui nous sépare des autres espèces présentes sur terre. Pour faire court, ce qui nous distingue de l’animal c’est justement cette capacité a juger, a projeter dans le futur certaines représentations que nous gardons en nous.

    Pour revenir a la problématique initiale, forte intéressante en effet, sur l’origine des différents comportements observables au sein de notre espèce, il faut bien comprendre que l’homme a la naissance est dépourvu de toute représentation, c’est un « animal » au sens d’animal naturel. Il ne devient humain qu’a partir du moment ou son cerveau commence a travailler, avec les prédispositions cognitives que l’on connais : langage, projection de but, maitrise de ses désirs…
    Mais c’est la ou ça se corse, l’homme est un être éminemment culturel : il est le produit d’un apprentissage régulier de la naissance a la fin de sa vie (la période la plus intense étant celle de 0 a 4ans). Ainsi, j’essaie de montrer que l’origine de des comportements est a rechercher dans lapprentissage culturel c’est a dire principalement dans l’éducation et non dans la nature de l’homme.
    Il n’existe pas de nature houleuse et de nature gentille, ce sont des processus inconscients qui se sont opérés lors de la vie de l’individu.

    Je n’ai pas le temps de continuer mais je résume ma pensée a travers ces quelque pistes :
    1/ l’espèce humaine n’est pas différente des autres espèces du point de vue biologique (point de vue darwinien) mais qui peut s’arracher a cette selection naturelle (il n’est donc plus régit par celle -ci) a partir du moment ou il s’affranchit par la création d’un monde humain de son instinct bestial (reproduction+nourriture, les besoins vitaux en somme) en se projettant des représentations plus ou moins abstraites par l’intermédiaire du langage (et bien sur de ses prédispotions naturelles !)
    2/ l’inégale répartition des comportements est donc a rechercher dans ce qu’il y a de spécifique a l’homme (un rat se comporte comme un autre rat, pas l’homme comme un autre homme), c’est a dire dans son héritage culturel => produit de l’éducation
    3/ en plus de ceci, il faut évaluer l’impact de la culture et de la société sur le comportement : des notions definissable chez nous pr l’homme sont-elles applicables aux cultures dites exotiques? Si oui on peut continuer la reflexion…

    Une réponse a ton article est donc de détourner le débat sur des enjeux de société : Comment nos sociétés peuvent elles fabriquer « des individualistes » alors que le but premier était de concilier besoin social (l’homme est un animal social et politique) et respect de l’individualité.
    Une piste a creuser est la notion de compétition entre les hommes etc… J’aimerais continuer mais je dois travailler je reviendrai finir une autre fois…

    Merci pour ton site et Gl hf pr les Concours plus qu’un mois !!

  4. Pour commencer merci pour ton point de vue, il est clair que tu t’es penché sur la question. Je vais faire comme j’en ai l’habitude devant des messages de bonne taille : je vais le reprendre linéairement (comme un vrai résumé de français, non ? ;) ).

    ***Tout d’abord première remarque : Le point de vue darwinien de l’évolution n’est certainement pas anthropocentrique comme tu le dis, l’homme n’est pas l’espèce la plus aboutie sur terre en ce sens que l’évolution n’introduit aucunement un jugement de valeur sur telle ou telle espèce. En effet, elle stipule simplement qu’au sein de la biosphère, les espèce qui perdurent sont celles qui s’adaptent le mieux a leur environnement. Un contre exemple classique pour dire que l’homme n’est pas une espèce plus “avancée” que les autres, c’est quelle a le pouvoir de les détruire sans raison apparente… ***

    >> Je suis entièrement d’accord avec ton point de vue. Le fait de dire que l’homme est l’espèce la plus évoluée était juste la reprise de la définition trouvée dans le dictionnaire. En effet ton « contre-exemple classique » est clairement approprié… Le règne animal a toujours instauré une sorte d’équilibre qui s’avère être bousculé depuis l’arrivée de l’homme.

    *** Cependant, l’absence de jugement de valeur n’implique pas que nous ne puissions établir les différences qui nous sépare des autres espèces présentes sur terre. Pour faire court, ce qui nous distingue de l’animal c’est justement cette capacité a juger, a projeter dans le futur certaines représentations que nous gardons en nous. ***

    >> J’attribue cette capacité à une évolution significative du cerveau et de sa complexité qui fait de l’homme ce qu’il est.

    *** Il n’existe pas de nature houleuse et de nature gentille, ce sont des processus inconscients qui se sont opérés lors de la vie de l’individu. ***

    >> Je n’enlève rien à l’importance de l’apprentissage dans l’éducation d’un enfant et même de la personne tout au long de sa vie. Mais, même si, naturellement, je serais tenté de rejoindre ton point de vue, peut-être y a-t-il un peu plus que cela : il y a des enfants qui naissent avec des prédispositions pour certains domaines alors même que l’apprentissage n’est pas intervenu (de manière directe, tout du moins). D’ailleurs, pour rester dans des propos rationnels, le « cerveau » commence à prendre forme lors de l’évolution du fœtus, peut-être que… Je n’en sais rien, j’avance des possibilités. Par ailleurs, on parle souvent d’instinct. Même si ce mot dans son sens banal n’a que peu de valeur, il ne faut pas l’ignorer : il y a peut-être plus que l’apprentissage, même si c’est sans aucun doute possible ce qu’il y a de plus déterminant.

    *** 1/ l’espèce humaine n’est pas différente des autres espèces du point de vue biologique mais il peut s’arracher à cette sélection naturelle à partir du moment où il s’affranchit, par la création d’un monde humain, de son instinct bestial en se projetant des représentations plus ou moins abstraites par l’intermédiaire du langage. ***

    >> Oui c’est par les liens culturels que l’homme se distingue, je suis d’accord.

    *** 2/ l’inégale répartition des comportements est donc a rechercher dans ce qu’il y a de spécifique a l’homme (un rat se comporte comme un autre rat, pas l’homme comme un autre homme), c’est a dire dans son héritage culturel => produit de l’éducation ***

    >> Certains animaux vivent en marginaux au sein de leur espèce, mais globalement ils suivent le même comportement, ok. L’éducation joue un rôle majeur, on est d’accord, mais Hitler n’a pas été élevé dans la haine des Juifs il me semble et rien ne le prédestinait à être ce qu’il a été. Je me déplace sur un terrain que je n’ai pas trop étudié, mais il y a des comportements de torture et de barbarie qui sont tout de même loin de l’éducation qui a été donné aux auteurs de certains actes.

    *** 3/ en plus de ceci, il faut évaluer l’impact de la culture et de la société sur le comportement : des notions définissable chez nous pour l’homme sont-elles applicables aux cultures dites exotiques? Si oui on peut continuer la réflexion… ***

    >> Tu pourrais préciser ta pensée, je suis pas sûr de voir ce que tu veux dire. Tu penses à quoi avec « cultures exotiques » ? Tu parles de civilisations éloignées du train de vie « à l’occidentale » (il faut entendre par là : consommation de masse et compagnie) ?

    *** Une réponse a ton article est donc de détourner le débat sur des enjeux de société : Comment nos sociétés peuvent elles fabriquer “des individualistes” alors que le but premier était de concilier besoin social (l’homme est un animal social et politique) et respect de l’individualité. ***

    >> C’est un détournement de débat très intéressant… c’est clair que l’individualisme n’a jamais été aussi fort : tout le monde est étiqueté. Je vais tâcher de prendre un peu de temps pour exprimer mon point de vue sur cette question.

    *** Une piste a creuser est la notion de compétition entre les hommes etc… ***

    >> C’est clair ! Je suis d’ailleurs entrain de penser à un article sur ce problème appliqué à la politique. Je vais revenir là-dessus rapidement : on doit corriger une dissert’ jeudi, ce sera parfait ! :)

    *** Merci pour ton site et Gl hf pr les Concours plus qu’un mois !! ***

    >> J’espère que mon site, en cette période de concours, est une belle preuve d’anti-individualisme :D . Les concours approchent sérieusement… bonne chance à toi aussi !

  5. aNyFuTuRe dit :

    ***J’attribue cette capacité à une évolution significative du cerveau et de sa complexité qui fait de l’homme ce qu’il est.***

    >> En espérant que les neurosciences puissent l’expliquer un jour… C’est sans doute tout a fait possible mais attention a ne pas réduire l’homme a des processus purement physico-chimique… Dure question que l’origine de la pensée tant en philosophie qu’en science (même si je suis tenté de partagé ce point de vue aussi!)

    *** Je n’enlève rien à l’importance de l’apprentissage dans l’éducation d’un enfant et même de la personne tout au long de sa vie. Mais, même si, naturellement, je serais tenté de rejoindre ton point de vue, peut-être y a-t-il un peu plus que cela : il y a des enfants qui naissent avec des prédispositions pour certains domaines alors même que l’apprentissage n’est pas intervenu (de manière directe, tout du moins). D’ailleurs, pour rester dans des propos rationnels, le “cerveau” commence à prendre forme lors de l’évolution du fœtus, peut-être que… Je n’en sais rien, j’avance des possibilités. Par ailleurs, on parle souvent d’instinct. Même si ce mot dans son sens banal n’a que peu de valeur, il ne faut pas l’ignorer : il y a peut-être plus que l’apprentissage, même si c’est sans aucun doute possible ce qu’il y a de plus déterminant.***

    Il est clair qu’il peut exister des prédispositions comme celle pour la musique ou en terme de capacité intellectuelle (c.f les enfants prodiges) mais ceci ne touche pas a un comportement comme l’évoque ton article. En effet, le comportement n’est pas lié a des prédispositions cognitives (du par exemple a une grande plasticité cerébrale) mais le comportement est plutot le produit de dispositions et d’apprentissage, en somme une réaction à son environnement amorcé par un apprentissage antérieur (une éducation, des moeurs culturels…).
    Pour etre plus précis, prenons un exemple: Soit une personne A inscrit dans une culture C et une personne B dans une culture D. Prenons l’événement E: »réagir à la violence ».
    Il est aisé de saisir que A et B n’auront pas le même comportement face a E selon que les cultures C ou D définisse E comme « bien ou mal » pour faire simple et imagé.
    Ce qu’il faut retenir ce que d’abord la notion de comportement est culturel donc la question initiale est déja réduite a notre point de vue et lui seul c’est a dire non universel.
    Maintenant regardons si on peut y répondre dans notre culture a nous (lieu seul ou la question est envisageable), pourquoi y a t-il des humains et des bêtes (les violeurs et autre non-humain au sens de sans humanité). Et alors on revient directement au problème de société évoqué avant… Je ne crois fondamentalement pas que l’on naisse méchant et vil mais qu’on le devient. On est indirectement et manière subie le produit de notre histoire mais aussi des conjonctures de notre temps…

    Enfin, ce que j’essaye de montrer finalement c’est que l’on ne peut juger une culture que sur des donnés universelles telles que le degré d’épanouissement des individus la constituant (et meme cela est ambigue…). Si pour A et B, la valeur de E est différente, qui a raison finalement ?
    On peut continuer a essayer de trouver des critères objectifs, mais alors on ne s’arretera jamais, d’ou linteret que tu sembles partager a interroger les choses dans ce quelles sont vraiment plutôt que dans ce qu’elles paraissent !

    J’insiste donc sur le fait qu’il nous faut trouver une réponse a ta question dans notre société et pas ailleurs ! (tu peux regarder des études ethnologiques sur l’anthropophagie, ca fait réfléchir car de notre point de vue, cest incompréhensible, a priori ! )

  6. *** J’insiste donc sur le fait qu’il nous faut trouver une réponse a ta question dans notre société et pas ailleurs ! ***

    >> Je suis entièrement d’accord… mais il est difficile de circonscrire une société… Mais au-delà de ce problème, je comprends cette nécessité. C’est pour cela que (mon exemple n’est peut-être pas le meilleur qui soit), par exemple, cela ne dérange pas certaines femmes d’être voilées dans la culture arabe, alors que cela révolte les femmes (et pas seulement les femmes) du point de vue « occidental » où l’image de la femme libre ne va pas avec celle du port du voile. Mais bref, c’était juste un exemple.

    Autre problème si l’on considère la question dans le cadre d’une société précise : il y a des intéractions entre les différentes sociétés. D’ailleurs les sociétés ne forment pas une partition mais se chevauchent et se mélangent d’où la difficulté de les cerner. Au final il peut y avoir conflit d’intérêts… d’où les problèmes d’identité et d’intégration liés à l’immigration.

  7. aNyFuTuRe dit :

    La globalisation bouleverse en effet la pensée sociale et moi ce qui me bouleverse, et c’est un problème qui n’est pas encore révélé à l’heure d’aujourd’hui au grand public (qui ne le comprendrait peut être même pas) c’est la disparition des cultures au profit d’une pseudo-culture globale (en fait profondément occidentalisée) qui fait perdre leur identité a des peuples pourtant très riches de par leurs moeurs.
    Pour illustrer cette question qui risque de devenir a burning issue dans les années a venir, il suffit de remarquer que la matière ethnologique (c’est-a-dire les possibilités d’études qu’on les ethnologues) est devenu quasi inexistante comparée aux années 1900-1920 (dits âge d’or de l’ethnologie…). Ce que je souligne c’est qu’il n’y a plus rien a étudier puisque tout se ressemble. Le plus dramatique peut être illustré au Brésil : il y a une loi qui protège desormais les aborigène d’Amazonie. Comment a t-on pu en arriver la? N’est-ce point une décadence irréparable de l’espèce humaine toute entière?

    Voila des questions d’avenir qui mérite que tout le monde se penche dessus, pour le bien même de l’humanité toute en entière…
    Unicité = destruction dans bien des domaines !!

    Autre chose : Pourquoi est-ce cette pseudo-culture occidentale qui a ravagé le monde? Quelle nature se cache derriere l’homme pour qu’elle soit triomphante… Si tu peux m’éclairer ou discuter de ca dans un prochain article , je te soutient a 100 %

  8. *** Ce que je souligne c’est qu’il n’y a plus rien a étudier puisque tout se ressemble. Le plus dramatique peut être illustré au Brésil : il y a une loi qui protège désormais les aborigène d’Amazonie. Comment a t-on pu en arriver la? N’est-ce point une décadence irréparable de l’espèce humaine toute entière? ***

    >> C’est certain. Le problème vient du chevauchement des sociétés : de la globalisation. Ça rejoint un peu l’idée que j’ai développé dans ma publication « L’idée d’un monde parfait ». Pour faire simple : à partir du moment où des groupes aux points de vue différents se rencontrent, cela risque d’aller au conflit justement parce que certains membres de ces deux groupes ne sont pas indulgents. Mais d’après les quelques retours que j’ai eu sur cette publication, je ne pense pas m’être exprimé au mieux.

    Je suis d’accord que l’unicité n’est pas une bonne chose et dans de nombreux domaines : cela a d’ailleurs débouché sur nombres de choses dégueulasses… Seulement à moins de maintenir les différentes sociétés isolées, je crains que cela ne débouche toujours vers une harmonisation unique aux dépends d’une des deux sociétés…

    Je suis plutôt pessimiste en ce qui concerne notre avenir (d’où, à bien des égards, le nom de ce site : l’ange noir)… Et je vois deux moyens de s’en sortir : un qui me semble totalement utopique et l’autre plutôt sombre… J’en reparlerai sûrement.

    Pour ce qui est des ravages de la culture occidentale, je pense voir une explication. Cette culture véhicule une idée de la réussite et du bonheur qui est mauvaise : celle de l’argent et du succès au sens de la célébrité. Je pense que c’est là que se situe le problème.

    Pour ce qui est d’en parler dans un prochain article, je t’envoies un mail demain pour te soumettre une proposition.

  9. Racmar dit :

    ***Seulement à moins de maintenir les différentes sociétés isolées, je crains que cela ne débouche toujours vers une harmonisation unique aux dépends d’une des deux sociétés…***

    >>En effet, je pense que vu le développement des moyens de communications et de transport, il est inévitable que l’on tende vers une harmonisation des sociétés et les plus faibles disparaitront, ce qui, il faut le reconnaitre est une grande perte. Et c’est là que je pense que l’homme se rapproche de l’animal, avec une sorte de « loi du plus fort ».
    Comme Pierre Villard, le seul moyen d’éviter cela, c’est de maintenir les sociétés suffisamment isolées, sans rompre les communications entre elles. Un exemple, l’empire romain et l’inde avaient une fascination réciproque de l’autre, et faisaient beaucoup de commerce ensemble, mais ils ne sont jamais rentré en contact directement.

    ***Pour ce qui est des ravages de la culture occidentale, je pense voir une explication. Cette culture véhicule une idée de la réussite et du bonheur qui est mauvaise : celle de l’argent et du succès au sens de la célébrité. Je pense que c’est là que se situe le problème.***

    >>Je ne pense pas que cela soit spécifique à l’Occident, mais à un type de personnes qui c’est vrai sont corrompues par l’argent, car la Chine aussi participe à la destruction culturelle de notre monde (rien que l’exemple du Thibet suffit à le justifier), de même que des africains ont vendus d’autres africains aux européens comme esclave pour l’argent!! Et dans ce sens là, je suis assez pessimiste car je m’aperçois que l’argent donne un comportement inhumain aux hommes, or l’argent a une place de plus en plus importante dans nos sociétés dites développées.
    Le problème, c’est que nos sociétés se libère de plus en plus des valeurs morales pour un idéal de bonheur égoïste et basé sur l’argent, et je pense que pour y remédier, il faudrait remettre la morale à l’ordre du jour, apprendre à respecter autrui, à être tolérant…. et là, je pense qu’on peut espérer, qu’on peut être optimiste car il y a toujours des personnes qui se battent pour le respect des droits de l’homme, pour le respect de la vie, et on peut espérer que la crise changera les choses (même si je ne pense pas que ce sera ça qui nous changera).

    C’est vrai que la question de la nature bestiale de l’homme est complexe, mais je pense que cela est du à la fois à l’éducation, à l’expérience que développe l’individu tout au long de sa vie et à une prédisposition naturelle, nous ne naissons pas tous pareil (la preuve, il y en a qui ont des facilités en maths, d’autres pas, d’autres pour l’écriture, la musique, le dessin….). Mais pour définir cette nature bestiale, il faut aussi se placer dans un contexte précis: l’époque et le lieu où l’on se place, c’est à dire, dans la société dans laquelle nous nous plaçons.

  10. ** Le problème, c’est que nos sociétés se libère de plus en plus des valeurs morales pour un idéal de bonheur égoïste et basé sur l’argent, et je pense que pour y remédier, il faudrait remettre la morale à l’ordre du jour, apprendre à respecter autrui, à être tolérant…. et là, je pense qu’on peut espérer, qu’on peut être optimiste car il y a toujours des personnes qui se battent pour le respect des droits de l’homme, pour le respect de la vie, et on peut espérer que la crise changera les choses (même si je ne pense pas que ce sera ça qui nous changera). ***

    C’est ce dont j’avais prévu de parler plus haut : pour remettre à l’ordre du jour les valeurs morales, je vois deux possibilités. Mais avant de parler de ces deux possibilités, il y a un autre problème. Quelles sont les bonnes valeurs morales ? Certains diront que l’homosexualité est contre-nature. Ainsi même au sein d’une même culture, dite occidentale, il y a pleins de sous-ensembles qui sont en conflits… d’où ma publication sur « l’idée d’un monde parfait »… ce sera impossible de concilier tout le monde, d’où de nouvelles tensions, etc. A moins d’être indulgent et de se détacher de l’égoïsme naturel dont j’ai parlé, ce sera toujours un équilibre instable…

    Pour revenir aux deux possibilités : soit il y a une personne au pouvoir qui se distingue du reste par une vision et une politique forte et humaniste (c’est ce que beaucoup espèrent avec Obama, mais j’ai du mal à croire qu’un seul homme puisse faire grand chose), soit il y a une guerre de grande envergure… en effet c’est lorsqu’on sort de crises profondes pour l’humanité que l’homme fait preuve d’humanisme (le 11 septembre 2001 a ressoudé tous les américains, la seconde guerre mondiale a débouché sur un « plus jamais ça » contre le nazisme)… Seulement, plusieurs générations après, le souvenir du passé s’estompe et on oublie les leçons de l’histoire… d’où un cheminement par cycles : l’histoire avance par crises.

  11. aNyFuTuRe dit :

    Racmar :  » C’est vrai que la question de la nature bestiale de l’homme est complexe, mais je pense que cela est du à la fois à l’éducation, à l’expérience que développe l’individu tout au long de sa vie et à une prédisposition naturelle, nous ne naissons pas tous pareil (la preuve, il y en a qui ont des facilités en maths, d’autres pas, d’autres pour l’écriture, la musique, le dessin….) »

    Pour revenir a ce que je disais précédemment, je ne crois pas que les comportements jugés « bestiaux » dans nos sociétés soient naturels. Il faut distinguer comportement et capacité (découlement de facon minime de prédispositions et même ca peut être discutable). Le premier est une réaction à un certain environnement alors que le second désigne le developpement de facultés divers et variés.
    En effet, un virtuose ou un génie en mathématique a développé une certaine prédisposition l’aidant à effectuer plus vite ce que la masse fait lentement (ou de facon limitée). Le tueur en série agit lui de facon décalé relativement a la société qui le juge (d’ou l’emission du jugement « bestial »). Ainsi, ce que l’un aurait effectué partout et de manière naturelle (a ceci près que la faculté doit être reveillée), l’autre le fait en réaction a sa propre perception de son environnement (un comportement) au sein d’un groupe d’individus capable de juger de ses actes.
    Le problème est donc de nature différente entre capacité et prédisposition et caractère (terme d’ailleurs éminemment social car directement lié a l’existence d’observateurs…).
    Ainsi il ne faut pas rechercher l’origine des problèmes sociaux de types bestiaux dans la nature de l’homme mais plutôt dans sa culture (ce qui évite de dire que personne n’est responsable finalement de ses actes… L’existence du principe de justice est la pour le prouver d’ailleurs).

    Cependant,si par bestial on entend égoïste (je ne l’avais pas mentionné dans les messages précédent) il n’est pas faux de dire que c’est naturel puisque c’est l’origine même de la singularité de chaque être vivant: une sorte de principe de conservation. Dans l’état de nature, si il y 1 source de nourriture pour 2 hommes alors forcément un conflit éclate et c’est la raison de plus fort qui l’emporte.
    Mais ce que l’homme a su créer pour se conserver c’est un contrat social au sens de Rousseau (il s’est ainsi arracher de son état d’être naturel a celui de culturel). Il est plus avantageux de partager la nourriture ou d’aider un autre homme que de le combattre car on peut attendre de lui la même chose une prochaine fois. Fondamentalement, c’est la que se trouve la différence entre l’homme et l’animal, il est le seul être capable de passer contrat avec ses congénères pour en tirer profit. Ceci est d’autant plus vrai dans nos sociétés dites avancées. Le contrat social réside en la relation état-citoyens : j’accepte de me plier aux lois pour en retour que ma sécurité soit garanti mais aussi mon épanouissement etc…
    Ce que l’on observe de nos jours dans nos sociétés c’est une limite a ce contrat social : certains retournent plus volontiers a l’état de nature car ils ne peuvent concevoir une aide exterieure (par exemple les récidivistes qui ont le sentiment d’être rejeté) et finissent donc par avoir des comportement bestiaux.

    Ainsi l’homme pourtant être culturel peut revenir a son état de nature, animal lorsque il perçoit le contrat comme bafoué. D’ou l’importance de politiques sociales d’ailleurs. Une société n’aidant que les plus riches est tout simplement vouée a disparaitre, l’histoire en est encore une fois la preuve.

    L’argent est (encore!) un problème mais cette fois directement lié a la politique mise en place dans une certaine société. Il faut pouvoir mettre en oeuvre ce contrat social évoqué plus haut mais qui en décide ? Le peuple ? un seul homme?
    Comment doit-être définis le travail ? de quelle manière?
    Une dernière remarque concernant notre système démocratique et républicains : il est le garant de notre identité mais renferme ses propre défauts. Il met en valeur l’argent et installe ainsi une echelle social et donc des inégalités. Mais d’ou proviennent-elles ? encore un débat…

    Comment faire pour parler simplement d’une aussi grande multiplicité de problèmes…?

    Mais sur le fond, les problèmes que nous connaissont actuellement sont basés sur l’idée de justice. L’agitation social que l’on connait trouve ses sources en les inégalités ressenties par un grand nombre de personne.
    Le bon homme politique c’est donc: -celui qui sait prendre le pouvoir (et c’est pas négligeable)
    - celui qui réussi a instaurer un sentiment de justice (sans pour autant que ceci soit effectif dans les moindres détails)
    - celui qui suscite de l’espoir et qui fait respecter le contrat social

  12. *** Comment faire pour parler simplement d’une aussi grande multiplicité de problèmes…? ***

    Oui c’est clair que c’est très délicat (impossible ?)…

    Contrat social ou pas, la nature égoïste de l’homme est toujours présente et du coup, on est jamais satisfait de notre situation… Alors il est clair qu’être un éternel insatisfait a du bon dans certains domaines : recherche de la vérité, sciences, philosophie, etc… car la remise en question de nos connaissances est vraiment importante.

    Seulement, par la présence d’autrui, il y a existence de jugement et donc de comparaison. Je pense que la vie est menée de telle sorte que l’on essaye de suivre la voie qui mène au bonheur, seulement l’idée du bonheur véhiculée est synonyme d’argent, de pouvoir, de célébrité. Or quelqu’un qui fait un travail qui lui plait, qui a une vie heureuse, etc ne va pas chercher à se comparer aux autres puisqu’il a le sentiment d’avoir atteint une situation confortable… Seulement, à cause de sa nature égoïste, il va vouloir plus comme avoir une voiture luxueuse, polluante, etc et cela au détriment des autres. Car au final, vouloir plus, c’est laisser moins. La création de richesses n’étant pas infinie, cela pose toujours un problème au final.

    Je pense que c’est une réponse à la question « Il met en valeur l’argent et installe ainsi une échelle social et donc des inégalités. Mais d’où proviennent-elles ? encore un débat… »

    Par ailleurs pour ce qui est du contrat social entre les hommes, nos différences rend impossible la possibilité d’établir un contrat social satisfaisant pour tous, d’où le retour à la division en sous-sociétés avec des contrats distincts… mais ce problème se répète encore et toujours à cause à nos différences. Mais nos différences font notre richesse… d’où mon opinion selon laquelle, il y a en aura toujours qui seront lésés… et cette minorité ne peut-être négligée. Car, même si une majorité accepte le système, la minorité se fera entendre en dénonçant les injustices du système et inévitablement cela mènera à une crise sociale.

    Un point de vue plus optimiste ?

  13. aNyFuTuRe dit :

    L’existence de minorité (pas ethniques mais sociales) est nécessaire au fonctionnement de nos sociétés capitalistes basés sur les échelles de revenus selon une sorte de méritocratie; nous n’avons pas tous les même capacités. Je pense que ce point est acceptable du point de vue humain. En effet, je pense qu’a un certain moment, il faut savoir regarder la réalité en face: nous n’avons pas tous les même capacités et le concept d’ascenseur social peut fonctionner dans nos sociétés. Le problème vient de l’idéalisation de trop de gens a la médiocrité et au rêve. Je pense à ce nombre non négligeable d’individus qui ne trouve pour seul idole que des stars de cinémas, elles même corrompues par l’argent. Notre problème c’est la dispersion des individualités vers des buts trop différents… A un moment, il faut choisir, certes c’est difficile mais pas infaisable. Une fois le choix fait, il faudrait pouvoir l’accepter entièrement…
    Pour rétablir un équilibre (qui existe!!) il faudrait que notre société s’oriente vers un même but : celui de l’acceptation de sa propre condition a partir du moment ou celle-ci est librement initialement choisie…

    L’autre alternative c’est le communisme et nul n’ignore qu’il na jamais existé car pur utopie… Les formes historiques s’apparentant au communisme n’ont été faconné qu’a l’image d’un seul homme… (stalinismen marxisme-léninisme, fidel…)

    Mais pour finir, le point de vue optimiste c’est de dire que l’égalité parfaite n’existe pas et que le conflit est profondément ce qui forge l’homme… (c.f encore une fois les mouvements de demain !)

  14. *** En effet, je pense qu’a un certain moment, il faut savoir regarder la réalité en face: nous n’avons pas tous les même capacités et le concept d’ascenseur social peut fonctionner dans nos sociétés. Le problème vient de l’idéalisation de trop de gens a la médiocrité et au rêve. [...] Notre problème c’est la dispersion des individualités vers des buts trop différents… A un moment, il faut choisir, certes c’est difficile mais pas infaisable. Une fois le choix fait, il faudrait pouvoir l’accepter entièrement… ***

    Je veux bien y croire, mais c’est pas pour toute suite… J’ai même du mal à concevoir ce scénario.

    *** L’autre alternative c’est le communisme et nul n’ignore qu’il na jamais existé car pur utopie… ***

    On est d’accord.

    *** Mais pour finir, le point de vue optimiste c’est de dire que l’égalité parfaite n’existe pas et que le conflit est profondément ce qui forge l’homme… ***

    Il est clair que le conflit amène débat et permet de progresser… le problème c’est que les conflits actuels ne sont pas des conflits qui amène une émulation saine. Enfin tout du moins pour partie non négligeable de conflits.

    Cela est du au système en place… Mais peut-on renier son idéal pour renverser le système en place dans l’intention de revenir sur le droit chemin une fois au pouvoir ? Les exemples de l’histoire sont relativement clairs à ce sujet… une fois au pouvoir, on oublie rapidement ce qui a amené à cette place.

    Alors est-il possible de renverser le pouvoir tout en gardant son idéal ? Ca me semble compliqué quand le pouvoir est corrompu et qu’il peut user de beaucoup de moyens pour étouffer les prétendants. Seulement, on est dans une démocratie, on peut espérer qu’en étant entendu du peuple et que la majorité du peuple soit lucide et prenne conscience (comme tu le dis) du choix qu’il faut faire, alors l’élection d’une personne dont l’idéal est juste est envisageable… Une fois cela fait, il faut qu’il résiste à la tentation de corruption et pratique la vraie politique (désintéressement personnel, dévouement au peuple) ce qui serait bien différent de ce à quoi on assiste aujourd’hui !

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