
On m’a conseillé de lire du Kurt Vonnegut. N’étant pas contrariant, je suis allé en librairie voir ce que l’on me proposait. Il s’est avéré qu’il n’y avait que cet ouvrage qui est, pour information, son premier roman (publié en 1952). Je ne suis pas trop fan des livres de science-fiction, mais ici, il s’agit plutôt d’un livre d’anticipation, ce qui est différent. Cela me fait davantage penser à du Asimov même si en fin de compte, c’est vraiment différent.
On est plongé dans un monde… Non, je corrige. On se retrouve aux États-Unis, après une guerre, où les machines sont utilisées partout au service de l’homme. Du coup, il ne reste plus que deux sortes de gens : les ingénieurs et administrateurs qui sont sélectionnés selon des QI très élevés et qui ont la responsabilité de gérer les machines, et les autres. Tout le monde est fiché, casé, étiqueté. L’avenir de chacun dépend des considérations faîtes par les machines. Il n’existe par de perspective d’avenir pour « les autres ». Mais ce système s’effrite en quelques endroits. Certains ingénieurs se rendent compte que leurs travaux enlèvent toute la fierté que peut ressentir un être humain quand on fait appel à lui, même si le résultat sera probablement moins bon que si cela avait été fait par une machine, même si cela s’avère pénible physiquement. Au milieu de ça, un représentant officiel étranger et son interprète visitent les États-Unis et permettent d’offrir un point de vue extérieur caustique.
Le scénario est vraiment classique, ne s’arrête pas en profondeur sur des points qui auraient pu être très intéressants, le rythme est clairement en dents de scie… et finalement on en vient à compter les pages restantes pour voir le bout de la lecture. Et là… sur la fin (les dix derniers chapitres)… on retrouve de l’intérêt pour le livre. En conséquence de quoi, on tourne la dernière page en restant sur sa faim et en étant déçu. Tous les connaisseurs vous diront que c’est loin d’être le meilleur livre de cet auteur. Peut-être m’essayerais-je donc à lui donner une seconde chance !

