Mais où va-t-on ?

Voilà… une nouvelle année qui commence… 2010… une nouvelle décennie. Il parait qu’en ce jour du nouvel an, il faut faire un bilan, se remettre en question. Les journaux vont sans aucun doute vouloir faire un récapitulatif de ces « années 2000″ (et oui ! C’est plus long que « années 90″ !). Personnellement, je trouve ça hypocrite de décréter qu’en ce jour de nouvel an, on devrait plus qu’à un autre moment faire le bilan du passé et faire des projets pour l’avenir. Chaque jour devrait être une occasion à ne pas louper de se remettre en question, de se s’interroger sur la direction que l’on prend, sur le bienfondé de nos décisions, de nos choix. Car finalement il se passe rarement quelque chose d’exceptionnel au nouvel an, les décisions sont rarement prises en ce jour… à part peut-être la décision d’arrêter de fumer (bonne décision au passage !) mais bon… il y a des choses plus importantes, non ? Enfin bon ! Puisque c’est une occasion célébrée par beaucoup de personnes pour se remettre en question, ne s’en privons pas… beaucoup de personnes devraient passer par cette case et le plus souvent ceux qui ont des responsabilités.

Je ne vais clairement pas vous parler de mon cas personnel et vous prendre dans le rôle de psy. D’une, ce serait ennuyant pour vous (encore que…), de deux, vous n’êtes pas qualifiés (sans vouloir être vexant), et de trois, qui dit que je veux avoir un psy ? Non plus sérieusement… je vais essayer de donner mon opinion sur ce par quoi nous sommes tous concernés : les questions, les défis, les problèmes soulevés par ces premières années dans le troisième millénaire… Parce que, pour être honnête avec vous, j’ai la conviction personnelle que si l’on ne change pas certaines choses rapidement, la réponse à la question « mais où va-t-on ? » ne sera pas forcément très rassurante. Allez ! Go ! Un petit check-up s’impose.

  • Environnement

Avec les résultats excellents des verts lors des élections européennes, avec la multiplication des protestations en faveur de l’environnement, avec le grand nombre de films dédiés à la nature et à l’état de notre planète, on peut clairement dire que la population se sent de plus en plus concernée par ce problème… Malheureusement, la planète est dirigée par une poignée d’hommes qui sont là où ils sont grâce à l’argent de personnes qui veulent plus d’argent. C’est pourquoi, avec les différentes pressions financières qui sont rentrées en jeu, le sommet de Copenhague a fait un flop complet. Chaque dirigeant a voulu donner une image favorable de son action et de son engagement à Copenhague pour garder la tête haute auprès de son électorat, mais le constat est bel et bien terrible : l’argent domine. Alors l’idée serait de développer l’idée selon laquelle il y a de l’argent à se faire dans le développement durable, dans l’écologie, dans la protection de la planète… c’est pourquoi on parle de la possibilité de racheter les droits de polluer aux plus petits pays… Mais cela n’arrange en rien le problème. Cela donnera certes de l’argent aux pays du tiers-monde, et après ? Ces pays auront les moyens industriels de polluer… Au final, on n’aura fait que repousser l’ultimatum.

D’un autre côté on a eu les évènements du « climategate » avec tous les septiques sur les théories de réchauffement climatique. Il y a de très bons scientifiques qui vont à l’encontre du réchauffement climatique par les gaz à effet de serre. Que ces cycles de réchauffements, refroidissements ont toujours formés un tout dans l’histoire de la terre avec les périodes de glaciations.

Personnellement, je suis enclin à croire que l’homme a tout de même une influence négative sur l’environnement à cause de sa consommation de masse. Au-delà des considérations scientifiques, l’échec de Copenhague est une réelle défaite pour unir les gouvernements dans un mouvement pour faire changer les mentalités sur la consommation, la production et le capitalisme qui va avec. On revient donc à la case départ, c’est à chacun de faire de son mieux pour protéger le monde dans lequel on vit et pour laisser à nos successeurs quelque chose de propre. Ça fait mélodramatique, mais penser autrement serait profondément égoïste, non ? Et même si je suis enclin à penser que l’homme est naturellement égoïste, on peut changer !

  • Enseignement

L’éducation est le moteur central d’un état. Si l’on en vient à échouer dans l’éducation des futures générations, il y aura un cercle vicieux qui s’installera car elles-mêmes ne seront probablement pas en mesure d’éduquer les générations qui suivront. Bref, je reste convaincu que s’il y a un domaine où l’on doit investir en masse, c’est celui de l’éducation et de la recherche. Malheureusement, c’est tout le contraire en France. Ou tout du moins, si l’on peut relever quelques tentatives pour faire avancer les choses, ce n’est clairement pas assez, et ce n’est certainement pas mené de la bonne manière. Avec la réforme de l’enseignement supérieur, on veut faire rentrer la recherche dans le système capitaliste : autrement dit on veut attribuer les subventions dans les domaines de recherche qui sont porteurs au même moment dans l’industrie… cette façon de voir les choses est tout bonnement ridicule, car d’une part elle fait disparaitre de nombreux départements de recherche dans des domaines variés et originaux mais non moins intéressants (comme la littérature ancienne, ou l’anthropologie par exemple), et d’autre part c’est parce que il y a eu des recherches de faîtes en amont qu’un domaine est aujourd’hui porteur et pas l’inverse.

Au contraire, l’État devrait subventionner la recherche dans les domaines novateurs et obliger les industriels à investir dans les domaines qui sont dores et déjà porteurs. J’ai récemment lu qu’un chercheur a trouvé un rat africain qui grâce à des protéines particulières résisterait à plusieurs formes de cancers… Pourtant l’État ne se donne pas beaucoup de mal pour financer la recherche animale… En fait le problème fondamental est que, comme pour l’environnement, il s’agit de prendre des décisions par forcément populaires pour des résultats à moyens et longs termes, or un gouvernement ne verra qu’à court terme à cause des limitations des mandats dont il dispose. A partir du moment où l’on restera dans de la politique de l’image et de la figuration qui sied si bien à notre actuel président, on sera incapable d’affronter les vrais problèmes auxquels il faut faire face en voyant plus loin que le bout de son nez. J’avais misé, à ce sujet, beaucoup d’espoirs sur Barack Obama, mais l’épisode de Copenhague semble bien vouloir dire que, en fin de compte, il n’est pas si différent.

En ce qui concerne l’enseignement en lui-même, je pense que l’on sera nombreux à dire que le système dans sa globalité est en tort : que le système actuel tourne à vide. D’un côté, il n’est pas évident de repenser un système, et d’autre part la moindre réforme à l’éducation nationale ressemble à une véritable révolution avec des descentes dans les rues. Pourquoi repenser le système est délicat ? Parce que l’évolution et l’intégration des nouvelles technologies dans le monde industriel induit une hausse du niveau d’étude minimum moyen nécessaire à l’embauche. Or de nombreuses personnes ne veulent pas faire des études longues. Il faut donc innover et revoir de A à Z le système d’orientation le plus tôt possible pour diriger les élèves vers les bonnes filières. Ce n’est pas facile. D’un autre côté, la hausse du niveau technique, demande une plus grande spécialisation des étudiants tout en demandant une capacité d’adaptation plus grande (flexibilité à la hausse dans le monde du travail). Il faudrait donc revoir également les séries générales. Bref, une refonte complète du système semble s’imposer.

Je ré-insiste sur l’importance capitale de ce pôle qu’est l’enseignement/recherche. Je pense qu’il est capital d’investir massivement dans ces domaines. Si le grand emprunt devait être utilisé intelligemment, je pense qu’il serait bien de le ré-employer à 100% dans cette direction.

  • Politique française

On assiste en France à un décalage vers la droite du paysage politique. L’UMP et le gouvernement flirtent avec l’extrême droite. Sa politique d’immigration dérangeante et son récent débat nauséabond sur l’identité nationale sont des éléments marquants de ce décalage. Par ailleurs, cette mouvance entraine le déchirement en une myriade de clans du côté de la gauche. Du même coup, il n’y a plus aucune opposition cohérente face au gouvernement de Nicolas Sarkozy qui enchaine pourtant les boulettes avec la couverture médiatique que l’on connait… Et en dépit cela, on peut s’attendre à une ré-élection du Prince en 2012. J’ai pu me laisser avoir dans la période précédant son élection par son énergie et sa verve (et aussi par la nullité de son adversaire), mais je souhaite de tout cœur que la personne qui sera opposée à Nicolas Sarkozy au second tour sera quelqu’un avec un minimum d’ambition pour la France et ses habitants.

Il y a un appauvrissement de la qualité du débat politique en France et c’est quelque chose de voulu par l’actuel gouvernement dans l’optique des échéances politiques à venir d’ici 2012 et il entretient ce climat par, paradoxalement, une couverture médiatique envahissante sur ses propres faiblesses. Du coup à gauche, on assiste à des guerres d’intérêts personnels qui ne sont pas relayées par les médias et qui laisse donc la gauche s’effriter toujours un peu plus. A l’heure actuelle, on peut compter une dizaine de camps sérieusement disjoints face à un seul bloc à droite (même si ce bloc commence à se fragiliser suite à des dérives répétées vers l’extrême droite).

Encore une fois tant que l’on restera dans l’optique d’une politique sans consistance dont la seule motivation est d’être relayée par les médias, de servir des intérêts personnels et de protéger son réseau de proches, alors on est condamné à ne pas pouvoir avancer. Pour les taupins qui ont pu travailler sur le thème de l’histoire, je suis de ceux qui pensent que l’histoire avance par crise. Je pense donc, que l’on pourra assister à une réelle évolution quand une crise éclatera. J’ai cru que la crise économique serait cette crise, mais vu que les activités malsaines des traders et des banques repartent comme si de rien n’était, je crois qu’il ne reste plus qu’à être patient. Comme il est dit par le devin dans Astérix, après la pluie, vient le beau temps ! Il faut juste vivre assez longtemps pour le voir…

  • Géopolitique

Il y a une foule de choses à dire, alors je vais découper ça en plusieurs parties.

- Europe

Les membres de l’Union Européenne sont enfin parvenus à se mettre d’accord sur un texte qui se révèle être une avancée, sur le papier, des choses. Malheureusement cela s’est suivi par une désignation de dirigeants fantômes… On a désormais Herman Van Rompuy comme secrétaire général de l’UE. Cette désignation est doublement néfaste : Van Rompuy n’a pas l’ambition nécessaire à l’UE et d’autre part il était le ciment d’une Belgique fragilisée qui traverse des difficultés au sein de sa société. Il a d’ailleurs été remplacé en Belgique par son prédécesseur qui n’avait pas été particulièrement brillant face à la crise belge. Bref… c’est pas pour tout de suite que l’on aura une Union Européenne à la hauteur des espérances des pro-européens.

Un mot ensuite à propos de la Suisse et de sa récente décision d’interdire les minarets. Outre le fait d’alimenter le débat sur l’identité nationale en France, cela repose la question de l’intégration des musulmans dans une Europe dont l’histoire s’est faite sous la chrétienté. Mais une telle question ne devrait pas se poser, ou tout du moins, pas de cette manière. Ainsi posée, on suscite de mauvaises passions. On devrait refuser une phrase telle que : « je suis français musulman ». Personnellement, je ne suis pas un français chrétien même si l’on m’a baptisé alors que je n’avais pas mon mot à dire. Pourquoi ressent-on absolument le besoin de se mettre dans une case. La religion devrait rester dans la sphère privée. Une Europe laïque ne devrait pas exclure une religion comme cela. Einstein ne se définissait pas comme juif, mais comme apatride. Apatride… Citoyen du monde. Freud comme athée et amoureux de l’Italie. Ça devrait faire réfléchir les religieux de l’identité nationale.

Enfin pour finir à propos de l’Europe, un petit mot sur l’Italie qui a à sa tête le seul homme au monde qui compte plus de scandales à la semaine que son homologue français. Sa récente déconvenue et son petit passage à l’hôpital devrait, pour un homme sain d’esprit, être un signe pour se calmer et essayer de sortir par la petite porte tant qu’il en est encore temps… mais non ! Berlusconi essaye de se rendre toujours plus intouchable en élaborant des projets de lois délirants. Les mouvements de contestations se multiplient et les deux procès aux fesses du Cavaliere laissent penser sans trop de risques qu’il ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

- États-Unis

Parlons rapidement d’Obama. Le fait qu’il ait eu le prix de Nobel de la paix est peut-être contestable, mais bon… au fond… ça change pas grand chose que ce soit lui ou un autre… au contraire cela joue peut-être contre Obama.

Bon… il a hérité du fiasco qu’est la guerre en Irak ainsi que de son petit frère en Afghanistan, et il y a pas à dire, il est mal barré avec ce linge sale de Bush… Mais maintenant que c’est fait, c’est fait ! L’Irak ne verra d’améliorations que dans quelques décennies, deux ou trois, si l’on regarde les leçons que l’on peut tirer de l’histoire quand un pays est dévasté par la guerre. Pour l’Afghanistan, c’est plus délicat puisqu’il y a toujours les talibans qui posent des problèmes… Problèmes d’autant plus sérieux qu’avec le Pakistan et l’arme nucléaire juste à côté, les américains se sentent sérieusement concernés (et ils ne devraient pas être les seuls) ! Bref… là ça va pas être de la tarte et la situation risque d’être enlisée pendant un sacré moment…

La réforme de santé engagée par Obama est une excellente chose et est, depuis quelques jours, sur la bonne route pour voir son aboutissement et sa mise en place rapide. Les deux domaines où j’aimerai voir Obama agir avec fermeté sont l’environnement et l’économie. Malheureusement, pour le premier c’est un échec manifeste avec la conférence de Copenhague, et pour le second, et bien, pour l’instant c’est mal parti, puisque les dérives financières repartent de bon train.

- Moyen Orient

Pour ce qui est de l’Iran, je suis plutôt partagé sur ce qui va suivre… le pays est tout de même pas loin de l’explosion sociale et exprime de plus en plus son ras-le-bol face à la république islamique. Alors même si Ahmadinejad se fiche éperdument des éventuelles représailles de la communauté internationale à propos de ses programmes sur le nucléaire, il est beaucoup plus embêté par une éventuelle révolution. Car même si le peuple est pour le moment maintenu en cage sous la répression du gouvernement, la situation ne va pas en s’améliorant et des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent. Il y a quelques temps, je pensais qu’une guerre contre l’Iran était inévitable, aujourd’hui je pense que cela serait vraiment peu probable.

A propos d’Israël et de la Palestine. Et bien on assiste à un dialogue de sourds : d’un côté, Israël soutenu par les États-Unis et donc par le reste des pays occidentaux, de l’autre, la Palestine soutenue par des pays qui en veulent aux pays Occidentaux et qui voit là un beau terrain de jeu pour développer des idées dangereuses (Hamas, Hezbollah). Malheureusement, il y a Netanayu à la tête d’Israël et c’est probablement le dernier à vouloir calmer le jeu, à vouloir geler les colonies, et à commencer un retrait progressif de ces dernières. Pourtant c’est la seule voie acceptable sur laquelle Israël doit s’engager. De l’autre côté, le Hamas et le Hezbollah prennent du poids grâce aux actions meurtrières menées par Israël (opération plomb durci) et c’est loin d’être une bonne chose : donner de l’importance à des partis antisémites ne reconnaissant pas l’existence d’Israël n’est pas le meilleur moyen de retrouver la paix dans cette région du monde qui a assez souffert.

- Afrique

Un petit mot rapide sur le Maroc. Je sais que pas mal de marocains passent sur ce site, et avoir leurs opinions me feraient plaisir. Il s’agit là-bas d’une monarchie constitutionnelle avec Mohammed VI à la tête du pays. Je tiens juste à dire que des journalistes sont emprisonnés au Maroc pour avoir tenté de parler du régime en place. Malheureusement la liberté de la presse est fortement compromise sur place. A vrai dire, les pays africains donnant sur la Méditerranée sont loins d’avoir des régimes très aux faits des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

- Chine

J’ai déjà publié de nombreux articles sur la Chine et ce serait se répéter que de tout redire à nouveau, donc je vais faire bref (surtout que je me rends compte que le haut de la page commence à prendre de la distance !). La Chine n’est pas du tout recommandable en ce qui concerne les agissements de son gouvernement, notamment à propos des droits de l’homme et de ses liens avec les pays frontaliers. Au niveau économique, on ne peut que déplorer les problèmes rencontrés sur les produits estampillés « made in china » à cause de normes non respectées.

Enfin au niveau social, la Chine n’est pas dans une situation confortable, ou tout du moins son gouvernement. Le niveau de vie augmente et il ne faut surtout pas ralentir la croissance chinoise si on ne veut pas voir apparaitre une belle crise sociale… Du coup, la Chine est bien le dernier pays à vouloir se laisser dicter une ligne de conduite au niveau environnemental. Et comme la Chine laisse miroiter de mirobolantes possibilités d’investissements, elle sait se faire entendre des autres pays développés. C’est d’ailleurs tout ce consensus économique qui est, à n’en pas douter, à l’origine de la farce du sommet de Copenhague.

  • Économie

On a eu la crise économique, on a crié à la fin du capitalisme, on n’a rien eu. Les gouvernements se sont empressés de faire du bruit médiatique pour calmer la masse dont nous sommes les constituants : contrôler les paradis fiscaux, établir des listes des évadés fiscaux, resserrer les législations sur l’économie boursière. Mais au final tout est revenu à la normale, car personne n’a touché à l’origine du problème : les banques. C’est là que réside le problème. Or l’État a accouru pour venir à l’aide des banques en prêtant de l’argent (qu’il a récupéré depuis). Donc ces dernières se disent qu’elles n’ont rien à craindre si elles poursuivent comme si de rien n’était…

On a d’ailleurs récemment parlé du cas anglais. Gordon Brown taxe à 50% les bonus des agents de la City au-delà de 25 000 £. Mesure prise pour un an, renouvelable. Il faut dire que les anglais en avaient un peu sur le cœur : ayant refilé 850 milliards de livre à leurs banques pour les sauver, ils ne voulaient pas voir un méga arrosage de bonus comme aux États-Unis, où Goldman Sachs a mis de côté 16,7 milliards de dollars pour payer ses gros salariés et traders (mais pas en cash ; en actions). Lagarde s’est énervée dénonçant une mesure tuant l’activité de la City. Bref une mesure à ne surtout pas importer en France. La mesure ne tuera rien du tout, rapportera un peu et s’avère un tout petit peu morale… Mais il faut préciser que ça reste une mesure de vitrine : elle ne touche pas les hedge funds et ne concerne donc que 10% des effectifs de la City…

J’ai donc le sentiment que le système capitaliste est en train de nous mener vers de bien plus grosses crises : pas seulement économiques mais aussi et surtout sociales. Pour l’instant les gouvernements essayent de rafistoler par petites touches la machine en espérant que ça ne leur pétera pas à la figure pendant leurs mandats respectifs et en voulant s’en mettre le plus possible dans les poches tant qu’ils ont un semblant de pouvoir… Égoïsme… quand tu nous tiens !

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Bon et bien voilà… J’ai commencé cet article il y a plusieurs jours et j’ai donc sûrement oublié au passage des choses que je voulais dire dès le début… Qu’importe ce sera à charge de revanche. Et puis, il me semble que l’article est bien assez long comme ça et que j’ai du en perdre un paquet en route… C’est un peu comme dans un magazine, chacun lis à sa convenance ce qui attire le regard : c’est là l’intérêt du découpage de l’article en plusieurs points. Quoiqu’il en soit, merci à ceux qui se sont donnés la peine de lire tout ou partie de cet article, les commentaires sont les bienvenus !

En guise de conclusion, je ne peux m’empêcher de tomber dans le ringard, dans le banal, dans le rabâché… Qu’on le veuille ou non, ce sont tout de même les politiques qui peuvent faire changer les choses car leurs décisions nous concernent tous. Je ne dénigre pas les actions individuelles ! Bien sûr que non ! C’est par là que l’on doit commencer quand l’on envisage de vouloir faire plus ! Mais des actions individuelles ne concernent que l’entourage proche. Bref cela n’a pas la même portée. Et même s’il peut y avoir réaction en chaîne… ce n’est pas demain la veille que les changements seront concrets… Là où je veux en venir, c’est que le problème central, c’est l’action politique. Mais finalement, l’action politique est conditionnée par l’électorat et donc par nous… En conséquence de quoi, si le système politique français actuel est à ce point « bling-bling », « m’as-tu vu », « jenfoutiste », égoïste, intéressé, c’est peut-être, au fond, parce que nous encourageons ce système dans ce sens… En fin de compte, les actions individuelles sont probablement, aujourd’hui plus que jamais, nécessaires. Autrement dit, nous n’avons plus grand chose à attendre des politiques… Pourtant si les politiques sont à notre image, c’est que nous attendons que tout tombe du ciel et que nous souhaitons en avoir le moins à faire. Qui ne voudrait pas avoir une vie plus simple, plus agréable ? Mais cette recherche égoïste du bonheur en laisse beaucoup de côté ! Un bien pour un mal ? Je n’ai pas envie de croire à ce fatalisme… Ce n’est qu’un problème de conscience personnelle.

Rassurez-vous, je suis plutôt de ceux qui sont bien contents de pouvoir profiter de la vie sans trop penser à ceux dans le besoin. D’ailleurs, avoir écrit le paragraphe ci-dessus vient de me foutre le cafard. Mais après tout, n’est-ce pas en ce jour que l’on doit prendre des résolutions ? de bonnes résolutions ?

Je vous souhaite, à tous, et à toutes, une très bonne année 2010 !

À propos de Pierre Villard

--- http://www.ange-noir.fr/a-propos/
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