Suite aux décisions législatives prises par l’Allemagne à propos de certaines manœuvres boursières spéculatives, la France s’est adoucie sur sa position et tente de faire bonne figure auprès de l’Allemagne. Aujourd’hui, la France et l’Allemagne ont cherché un terrain d’entente en réaffirmant leur volonté de plaider auprès du G20 en faveur d’une taxe internationale sur les banques.
La chancelière allemande Angela Merkel a également demandé la création d’une agence de notation européenne. Christine Lagarde, quant à elle, a déclaré que le projet de taxe internationale sur les banques et les fonds spéculatifs devrait être mis en œuvre avant la prochaine réunion du G20 en novembre.
« L’une des questions que je souhaite voir résolue avant fin 2010, espérons au G20 en novembre, (…) est celle d’un impôt sur ces banques et autres institutions financières, y compris les fonds spéculatifs ». [...] « De nombreux pays se penchent clairement sur une telle option et sont déterminés à mettre en place un impôt ou une taxe. Nous devons avancer sur ce sujet » a-t-elle soutenu.
Alors
que les marchés accusent toujours l’interdiction par l’Allemagne de certaines ventes à découvert, Angela Merkel a estimé qu’il faut multiplier les efforts et ne surtout pas reculer. « J’entends dire : ‘Je ne peux mettre en place une stratégie de sortie qu’une fois le taux de chômage réduit’, ce qui est contradictoire (…). Nous concentrerons nos efforts sur une stratégie de sortie coordonnée en Europe », a-t-elle soutenu, ajoutant qu’elle ne pensait pas « que cela mettrait à plat les marchés financiers si nous trouvions un accord sur une taxe internationale ». « Nous ferons pression en faveur d’une taxe sur les marchés financiers (…) lors du sommet au Canada. Nous ne trouverons pas d’accord dès le premier dîner du sommet. Il y aura beaucoup d’opposition », a reconnu la chancelière.
En ce qui concerne les agences de notation, la chancelière plaide pour une « agence de notation européenne » capable de « concurrencer » les grandes agences privées, accusées d’avoir sous-estimé les risques avant la crise financière, puis d’avoir soufflé sur les braises au plus fort de la crise budgétaire grecque.

